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western Américain

LE WESTERN CLASSIQUE AMERICAIN

Si le western possède cette place à part dans l’Histoire du cinéma américain, c’est que le genre est avant tout un témoignage et une ode à un mythe majeur : la conquête de l’ouest. Le western classique américain, comme tout film de genre, répond à des codes précis. Cowboys, indiens, veuves et orphelins à protéger, chasseurs de trésors et bien entendu shérifs et bandits, toute la mythologie américaine va dominer les écrans de cinéma pendant plus de 60 ans. Les décors représentent des paysages et des villes clés de l’histoire américaine comme Monument Valley, la ville de Tombstone, le Fort Alamo. En effet : les studios cherchent à travers ce genre à raconter l’histoire de leur pays. L’une des fusillades les plus célèbres de l’Histoire, connue sous le nom de « La fusillade d’O.K. Corral » (26 octobre 1881) sera reprise dans une multitude de films. L’un de ses participants, Wyatt Earp, sera en quelque sorte le porte étendard, le héraut de l’Ouest américain. On voit là l’un des autres éléments du western « classique » : des valeurs morales poussées à leur paroxysme (sauf dans la chasse aux Indiens). Les héros sont souvent de véritables boyscouts qui ne possèdent pas beaucoup de défauts.
Les grands noms du western américain dit « classique » sont bien sûr John Ford pour la réalisation et John Wayne dans le rôle du cowboy. Mais tous les grands noms du cinéma ont bien entendu participé à ce genre ultime : Anthony Mann, Howard Hawks, Raoul Walsh, Gary Cooper, James Stewart, Kirk Douglas… Sans oublier Clint Eastwood, Marlon Brando et Kevin Costner.

Voici une sélection de 10 des meilleurs films du western classique américain :

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1 – LA PRISONNIERE DU DESERT (The Searchers) de John Ford avec John Wayne et Natalie Wood (1956)
3 ans après la guerre de Sécession, des Comanches investissent le ranch d’Aron Edwards, le tuent ainsi que sa femme et son fils et kidnappent ses filles. Le frère d’Aron, Ethan (John Wayne), un cowboy raciste, part à la recherche de ses deux nièces, Debbie (Natalie Wood) et Lucy, accompagné du fiancé de cette dernière et du fils adoptif d’Aron, un métis.

« La prisonnière du désert » est sans aucun doute l’une des œuvres phares du western américain. John Ford y est au sommet de son art et nous gratifie d’un plan entré dans l’Histoire du cinéma : John Wayne retournant dans le désert, le tout filmé depuis l’intérieur de la maison (la civilisation), et ce à travers l’encadrement de la porte. A noter que « LPDD » possède un héros qui se démarque des cowboys chevaleresques, puisqu’il possède un passé trouble, est raciste et n’a aucune pitié.

2- RIO BRAVO d’Howard Hawks avec John Wayne et Dean Martin (1959)
John T. Chance (Wayne), son adjoint alcoolique Dude (Martin) et le gardien de la prison arrêtent un criminel. Ce dernier est le frère d’un riche propriétaire terrien qui est prêt à tout pour voler à son secours. Les 3 hommes se retrouvent alors enfermés dans la prison, à subir l’assaut des bandits venus délivrer leur complice.

Véritable chef-d’œuvre qui inspirera bon nombre de futurs réalisateurs (c’est entre autres l’œuvre matricielle de John Carpenter), « Rio Bravo » est un film dans la plus pure tradition du western (un shérif héroïque, une bagarre de saloon, des bandits) mais surtout du cinéma d’Howard Hawks. Ici, les personnages ne reculent devant rien pour accomplir leurs objectifs (un thème récurant chez Hawks, à l’écran comme dans sa vie). Film atypique (c’est avant tout un film de captivité), « Rio Bravo » marque également par sa longue séquence d’introduction sans paroles.

3 – LE TRAIN SIFFLERA 3 FOIS (High Noon) de Fred Zinnemann avec Gary Cooper et Grace Kelly (1952)
Le Sheriff Will Kane (Gary Cooper) vient de se marier et décide de prendre sa retraite immédiatement. Mais le retour prévu, par le train de midi, d’un bandit ayant purgé sa peine et décidé à le tuer, avec l’aide de complices, va contrarier ses plans. Recherchant de l’aide parmi les habitants peureux de la ville, le temps s’écoule bien vite pour Will Kane.

Film se déroulant quasiment en temps réel (l’action commence à 10h40 et se termine à midi), « High Noon » se démarque des autres films de la même époque par les sentiments de peur qui habitent son héros, confronté à l’échéance qui l’attend, et par le choix de Zinnemann de tourner en noir et blanc. Film rentré dans la culture pop (Alan Rickman y fait référence dans « Die Hard » en disant que les Américains sont tous les mêmes), « High Noon » comporte très peu d’action, mais il porte un message très fort pour l’époque : la dénonciation du MacCarthisme.

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4 – LA POURSUITE INFERNALE (My Darling Clementine) de John Ford avec Henry Fonda (1946)
Tombstone, 1882. Les frères Earp convoient du bétail et croisent sur leur chemin le vieux Clanton. Ce dernier leur fait une offre pour le troupeau, que Wyatt (Fonda) refuse. La nuit suivante, le bétail est volé et l’un des frères tué. Wyatt, ses autres frères ainsi que leur ami Doc Holliday, vont désormais faire la loi.

Légende bien réelle de l’histoire de la conquête de l’Ouest, l’histoire de Tombstone, de la rivalité entre les familles Earp et Clanton, de la fusillade d’O.K. Corral font partie du patrimoine historique américain. Bien qu’ayant rencontré le véritable Wyatt Earp alors qu’il n’était qu’un jeune assistant de plateau, John Ford décida de tourner une version assez libre et personnelle des événements de Tombstone.

5 – L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALENCE (The Man who shot Liberty Valence) de John Ford avec John Wayne, James Stewart et Lee Marvin (1962)
Le sénateur Stoddard (Stewart) revient sur l’époque ou il n’était qu’un étudiant en droit, idéaliste et inexpérimenté sur la vie à dans l’Ouest. Agressé et laissé pour mort par le bandit Liberty Valence (Marvin), il va se retrouver en opposition amicale avec le héros Tom Doniphon (Wayne), qui pense que seules les armes peuvent rendre la justice.

Si Ford et Wayne auront à eux deux construit la légende de l’Ouest avec quasiment une centaine de films, c’est certainement « L’homme qui tua Liberty Valence » qui aura le plus d’impact sur la naissance d’une légende et son importance dans un monde ou la violence l’emporte souvent sur la raison. « The Dark Knight » de Christopher Nolan s’en inspire d’ailleurs.

6 – LE DERNIER DES GEANTS (The Shootist) de Don Siegel avec John Wayne, Ron Howard, Lauren Bacall et James Stewart (1976)
John B. Books (Wayne), dernière légende de l’Ouest, est atteint d’une maladie incurable. Après avoir rendu visite à son vieil ami docteur (Stewart), il se repose dans une maison tenue par la veuve Rogers (Bacall) et son fils (Howard). Ces derniers ayant des problèmes, Books décide qu’il terminera sa vie comme il l’a toujours vécue : les armes à la main.

Ce film est ‘une importance majeure dans l’histoire du western. Wayne se sait déjà condamné et a conscience qu’il est en train de tourner son dernier film (il mourra 3 ans plus tard). Il y retrouve son partenaire de « L’homme qui tua Liberty Valence » et décide de quitter sa vie à l’écran, comme il l’a toujours vécue. Le parallèle entre l’histoire et la vie du « Duke » est donc important. Pour l’anecdote, le personnage de Books devait tirer dans le dos d’un personnage, or John Wayne a refusé en disant : « John Wayne n’a jamais tiré dans le dos de quelqu’un et ce n’est pas maintenant qu’il va commencer ».

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7 – LES 7 MERCENAIRES (The Magnificent Seven) de John Sturges avec Yul Brynner, Eli Wallach, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaughn, James Coburn, Horst Buchholz, Brad Dexter (1960)
Un village de paysans au nord du Mexique est régulièrement pillé par des bandits. Face à l’absence de réaction des autorités, les paysans décident d’engager une bande de mercenaires pour stopper les bandits.

Remake du chef-d’œuvre « Les 7 samurais » d’Akira Kurosawa, le film de Sturges ouvre en quelque sorte les échanges entre les deux styles, westerns et chambara. Faisant table rase des habitués du genre, le casting n’inclut que des futures stars autour de Yul Brynner.

8 – IMPITOYABLE (Unforgiven) de et avec Clint Eastwood, Morgan Freeman, Gene Hackman et Richard Harris (1992)
Ancien criminel reconverti dans l’élevage, William Munny (Eastwood) est engagé par le Kid de Schofield pour aller venger des prostituées ayant subit une agression. Refusant dans un premier temps cette mission puis se voyant contraint d’accepter, Munny, Ned Logan (Freeman), l’un de ses anciens compagnons et Le Kid auront à faire au terrible shérif Bill Dagget (Hackman) et au pistolero English Bob (Harris).

Alors que le western a changé de style depuis de nombreuses années et que lui-même fut acteur de cette transformation, Eastwood redonne avec ce film ses lettres de noblesse au western classique américain. Même si les rôles sont inversés (le héros est un ancien criminel alors que le shérif est tueur), « Impitoyable » respecte les codes du genre et offre une réflexion sur ce qu’aurait pu être l’évolution des personnages qu’Eastwood a joués dans sa jeunesse.

9 – WYATT EARP de Lawrence Kasdan avec Kevin Costner, Denis Quaid, Gene Hackman (1994)
Nouvelle adaptation de l’histoire de Wyatt Earp et ses frères, de la ville de Tombstone et de la fusillade d’O.K. Corral.

Sorti 1 an après le sympathique mais pas terrible « Tombstone » avec Kurt Russell, cette version des aventures des frères Earp est portée par un lyrisme et un véritable amour du genre. Kevin Costner est alors le seul acteur/réalisateur avec Eastwood à refuser en quelque sorte la mort du western classique américain. Il avait réalisé l’extraordinaire « Danse avec les loups », 4 ans auparavant, et ouvert une brèche probable vers un retour du genre, tout en proposant une nouvelle image de l’officier de cavalerie se liant d’amitié avec le peuple indien.

10 – OPEN RANGE de et avec Kevin Costner, Robert Duvall (2003)
Deux cow-boys (Costner et Duvall) se retrouvent menacés par des propriétaires terriens qui n’apprécient pas le passage de leur troupeau sur leurs terres. Commencent alors les ennuis…

« Open Range » est la deuxième tentative de Costner de faire renaître le genre. Hélas, son énorme échec au box-office faillit enterrer le western ainsi que la carrière de Costner. Ceci dit, le film reste une belle déclaration d’amour à un genre d’une autre époque prouvant que, malgré une présence amoindrie sur les écrans (aucun western majeur entre 1994 et 2003), le western n’est pas mort.
Lire la critique d’ « Open Range » par Olivier Bachelard

« True Grit » des frères Coen est donc le digne successeur des westerns classiques américains, que ce soit de l’âge d’or de John Ford et John Wayne ou de la tentative de résurrection par Kevin Costner. Mais le western ne s’est pas arrêté là. L’Europe, et notamment l’Italie, allait se le réapproprier pour créer sur une courte durée (de la mi 60’s à fin des 70’s) un genre qui allait révolutionner le cinéma et aider à changer la donne dans le classicisme hollywoodien : le western spaghetti.

https://www.abusdecine.com/article/zoom-sur-un-genre-le-western-1-4

western spaghitti

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Le western spaghetti est un sous-genre de western qui doit son nom à un sarcasme du cinéma américain quant à ses origines italiennes.

Malgré cette ironie, le genre sera largement reconnu et plébiscité grâce à quelques films mythiques de très grande qualité. En effet, au début des années 1960, le western est sur le déclin avant que l’influence de réalisateurs tels que Sergio Leone lui insufflent une nouvelle jeunesse. L’impact du western à la sauce méditerranéenne sera tel qu’il va en faire évoluer radicalement les codes et influencer profondément et durablement le cinéma mondial.

Source : Wikipédia

western spaghetti

Western-spaghetti, subst. masc.,,Film d’aventures italien qui imite le western américain en reprenant certains archétypes du genre mais en mettant l’accent sur certains épiphénomènes (violence gratuite, schématisme des situations) qui gomment l’aspect authentiquement historique de son modèle«  (GDEL). El Magnifico est un « western-spaghetti » dénué de toute prétention, plein d’actions violentes, rapides, parfois incohérentes, mais non dépourvu d’humour, ni d’un certain réalisme (R. du cin., oct. 1974, no288/289, p. 105).

Film Asphalt jungle

John Huston ébranlait déjà la mythologie du film de gangster hollywoodien. Il introduisait une distance ironique, une nervosité et un réalisme inédits. Quand la ville dort fait date dans l’histoire du film noir.
Sur un canevas classique (le vol d’une bijouterie), impeccablement mis en place, le cinéaste brode une aventure humaine. D’abord, on découvre le spectacle habituel du milieu : poules de luxe, notables véreux, tueurs… Puis la dimension quotidienne, familière, des personnages s’épanouit sur ce terreau. Huston s’atta­que aux lieux communs : mauvais sujets ou héros implacables, les casseurs redeviennent des hommes comme les autres, avec leurs vices, leurs angoisses, mais aussi leurs côtés attachants. Les aléas du cambriolage mettent au jour leurs obsessions, dévoilent leur personnalité. Dans la magie des images noir et blanc, un chef-d’oeuvre tendu, sobre et haletant. Post-scriptum : au milieu d’une époustouflante distribution paraît une adorable débutante nommée… Marilyn Monroe. — Cécile Mury

Epiphanie

Epiphanie:
Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

En Occident, l’Epiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’Epiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’Epiphanie.